13/09/2014 22:36
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Loup et élevage : la cohabitation est elle possible ?

Le loup, on en parle partout en Meuse. Sur le plateau TV Agri – EMC2 à Verdun Expo, nous avons consacré une émission sur ce sujet. « Nous allons avoir un débat toujours correct, toujours courtois mais qui va être vif », annonce l’animateur Jean Paul Hébrard après avoir présenté les intervenants : Daniel Dellenbach, Président de la FDSEA de la Meuse, Franck Muller, membre du Collectif « Encore des Éleveurs Demain », Sylvain Renaudin, Agriculteur, et Denis Richard Blackbourn, membre de l’Association de défense des animaux sauvages.

C’est Denis-Richard Blackbourn qui lance le débat. « Il faut parvenir à un consensus qui permet d’accepter sa présence sans gêner outre mesure les éleveurs ». On pourrait envisager « d’éduquer le loup ; C’est une solution pas simple à instaurer, sinon elle serait déjà appliquée. ». Le loup vient d’Italie, via l’arc alpin, le Jura et les Vosges. « Tout le monde est surpris alors que c’était prévisible. Il aurait fallu anticiper et mettre en place des systèmes d’effarouchement et de garde » lance M. Blackbourn. Bien évidemment, les représentants du monde agricole sont en désaccord avec ces propos. Franck Muller s’oppose. « Nous n’avons pas été prévenus de l’arrivée du loup et les éleveurs ne savent pas se protéger ». Il n’y a pas d’ambiguïté, le loup doit partir « hors de la Meuse et hors de la France ». « On n’a pas de solution aujourd’hui, donc on ne doit pas laisser le loup se développer en Meuse » appuie Daniel Dellenbach. Le « plan loup » est mis en place ! C’est un processus long, avec des étapes à respecter. Malgré les tirs de défense, la surveillance et les clôtures, les attaques ne sont pas maitrisées. Denis-Richard Blackbourn argumente : « Le loup ne doit pas être dérangé. S’il l’est, il ne se nourrit pas et recommence à tuer ». Sylvain Renaudin, l’agriculteur le plus touché avec dix attaques depuis le mois d’avril, réfute ces propos : « Depuis le début le loup n’a jamais consommé et il n’y avait pas d’effarouchement. Ce loup tue pour le plaisir ». Education du loup, effarouchements, anticipation, aide au financement de mesure de protection, positionnement des politiques… autant de sujets débattus, autant d’idées mais aussi autant de points de divergence d’opinion. Et le doute subsiste : Y a-t-il un ou plusieurs prédateurs en Meuse ? Quoi qu’il en soit, les éleveurs le vivent très mal, psychologiquement pour l’instant et certainement financièrement à terme. Le mot de la fin est pour Sylvain Renaudin : « Il faudra trouver une solution ». Loup et élevage : la cohabitation est-elle possible ? Après vingt minutes de débat, la question reste sans réponse… Ou du moins, chacun a sa réponse. Mais ça, c’était prévisible !!!

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