29/01/2015 18:39
0

L'invité du mois - Jean-Paul Renoux

« L’invité du Mois » reçoit Jean Paul Renoux, Conseiller Technique à l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM). Il est interviewé par Denis le Chatelier, journaliste indépendant. Difficile de parler « maïs » sans évoquer les OGM, mais même si la réputation de cette plante souffre dans ce domaine, le maïs a d’autres atouts à faire valoir et sa présence dans notre région devrait encore progresser.

Jean-Paul Renoux vient d’éditer aux éditions France Agricole un ouvrage sur le mais intitulé « Le maïs une plante pour l’intensification écologique ». Il s’intéresse à la démarche agro-écologique et constate que « malgré son image et ses détracteurs, le maïs a beaucoup d’atouts et de choses à faire valoir dans ce concept d’intensification écologique, notamment son rôle dans la séquestration du carbone ». 100 millions de tonnes de carbone sont restitué au sol à l’échelle européenne de par sa culture. En Lorraine, Jean-Paul Renoux estime qu’ « il n’y a pas de raisons que le maïs ne continue pas à progresser » Le réchauffement climatique est bénéfique à sa culture, et son potentiel augmente régulièrement. Il est présent en Grande-Bretagne et jusqu’à la Baltique. « En 20 ans la culture du Maïs est montée de 200 kilomètres en Europe » précise-t-il. Le maïs, pour des raisons d’origine génétique, est très adapté au climat continental. Les meilleurs rendements français sont en Alsace. A l’AGPM, les techniciens font l’hypothèse que « la culture du maïs va retrouver une place plus importante dans les rotations céréalières du nord de la France » et sa présence en Lorraine ne devrait aller qu’en augmentant. Difficile de parler « maïs » sans parler OGM. Dans son ouvrage, Jean-Paul Renoux écrit que « le maïs est otage dans ces débats ». « Aujourd’hui, l’amélioration variétale en maïs, et notamment vis-à-vis des grandes fonctions à améliorer comme l’efficience des intrants, la tolérance au stress hydrique ne sera pas obtenu par transgénèse, c'est-à-dire le déplacement d’un seul gène » précise Jean-Paul Ranoux. On est dans une phase qui s’appelle la sélection génomique : on va essayer de faire évoluer des milliers de gènes en même temps. La voie transgénique est bien pour résoudre un problème localisé comme la protection contre la pyrale. « On va améliorer le fonctionnement de la plante maïs sans avoir à utiliser la transgénèse » conclut-il.

0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre commentaire