30/04/2015 00:00
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Invité du mois - Antoine Poupart

Au sein du groupe InVivo, InVivo AgroSolutions, est une entreprise dédiée à la production et à la recherche de méthodes et de moyens innovants destinés à renforcer la performance agronomique, environnementale et économique des exploitations agricoles. InVivo AgroSolutions conçoit, développe et met en marché des solutions, produits et services permettant de « produire plus et mieux ». Antoine Poupart explique que « Invivo AgroSolutions propose de la valeur ajoutée par rapport à d’autres fournisseurs de services agronomiques. Nous avons deux principaux points de différenciation ». D’une part, la structure propose une alliance d’expertise unique puisqu’elle fait travailler ensemble des agronomes, des écologues, des hydrogéologues, des juristes, des modélisateurs et des spécialistes du traitement de données. « C’est ce bouquet d’expertise qui nous rend assez unique », précise son Directeur. D’autre part, grâce à son partenariat stratégique avec les coopératives, Invivo Agrosolutions propose des solutions innovantes qui vont de la conception à leur déploiement sur le terrain. « Nous avons des partenaires tels que l’INRA ou le Museum d’Histoire naturelle, pour la conception et nous allons jusqu’au déploiement grâce au travail réalisé au quotidien avec les coopératives » commente Antoine Poupart. A propos de l’évolution dans les grandes cultures en matière de protection, il estime que « la protection des cultures est un sujet technique qui sera de plus en plus sous contrainte ». La raréfaction des matières actives et donc des produits disponibles pour les agriculteurs entraineront une gestion très pointue, au niveau territorial, des risques d’apparition de résistances et une gestion très fine des impacts environnementaux de ces matières actives pour qu’elles restent autorisées sur les marchés. Plus positivement, Antoine Poupart espère voir émerger des technologies innovantes comme la modulation intra parcellaire, le machinisme, ainsi qu’une poursuite des innovations génétiques dans les variétés et le bio-contrôle. « On peut mettre un chapeau au-dessus de tout cela qui s’appellerais Production intégrée, une mise en synergie de leviers chimique, biologique et mécanique, du début à la fin de l’itinéraire technique » synthétise-t-il. « La rotation des cultures sera un levier majeur de la bonne gestion de la protection des plantes dans cet univers de plus en plus contraint, mais il sera nécessaire d’avoir une réelle analyse des filières et de leur capacité à valoriser ces nouvelles productions ». Lorsque Denis le Chatelier l’interroge sur le paiement pour services environnementaux, Antoine Poupart explique qu’il s’agit de « reconnaitre et valoriser économiquement les services que rend un agriculteur à son environnement ». Ces paiements mobilisent de l’argent privé, ce qui permet de valoriser à son juste prix le service environnemental, contrairement à de l’argent public qui ne permet que de compenser les surcouts ou les manques à gagner. L’agriculteur est rémunéré à sa juste valeur pour le service rendu à l’environnement. En Champagne-Ardenne, une filiale de GDF Suez délègue à Invivo Agrosolutions la gestion de sa compensation écologique. Ceci abouti à un contrat tripartite entre Invivo, un agriculteur et le développeur éolien. « Ces sources de revenus complètent le revenu principal de l’agriculteur, qui est issu de la production des biens alimentaires, par de nouvelles sources de rémunération qui valorisent les services que celui-ci rend à son l’environnement » conclut Antoine Poupart.

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