14/09/2014 23:37
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Développer l'engraissement, mythe ou réalité ?

L’engraissement est une piste pour développer la production. Pour fonctionner, cette activité nécessite une contractualisation entre les différents acteurs de la filière que sont la coopérative, l’éleveur et le distributeur ou l’industriel. EMC2 Elevage a lancé le processus… Qu’en est il aujourd’hui ? Pour faire le point, Jean Paul Hébrard reçoit sur le plateau TV Agri – EMC2 à Verdun Expo, Raphaël Bonnault, Directeur d’EMC2 Elevage, Olivier Pergent, Président Meuse d’EMC2 Elevage et Hervé Guerrier, éleveur.

Au niveau de l’activité Elevage de la coopérative, la part de l’engraissement prend de plus en plus d’importance. « Ce projet de développement est apparu dès la fusion de Capéval et Alotis qui a donné naissance à EMC2 Elevage. Nous avons créé depuis 5 700 places d’engraissement et souhaitons développer cette activité pour dynamiser la production de bovins sur le territoire.» annonce Raphaël Bonnault. Coté éleveur, Hervé Guerrier acquiesces : « Il y a un potentiel important à valoriser et la coopérative propose des contrats qui permettent de se lancer ». Il produit sur son exploitation 300 taurillons par an et dispose d’une capacité à progresser. Cependant, y-a-t-il des risques ? « Pour sécuriser les éleveurs dans le cadre de leur investissement, nous contractualisons la production et la vente des animaux avec l’aval » précise Raphaël Bonnault. « Ceci pour avoir un prix calculé en fonction du coût de production, qui intègre l’investissement et la rémunération de l’éleveur, et fonction également des cours de marchés ». Emc2 propose même une contractualisation avec des distributeurs pour dégager des revenus complémentaires aux éleveurs. Les contrats avec les éleveurs sont répétés sur 5 voire 7 ans et les contrats de production avec les industriels ou les distributeurs sont reconduits à l’année. EMC2 Elevage pèse sur le marché et l’aval met les moyens afin que nous puissions produire. Olivier Pergent confirme que « grâce aux contrats, on rassure les éleveurs et l’aval joue le jeu. Il y a un potentiel sûr ; La coopérative octroie 10 millions d’euros sur les projets pour mettre en place des ateliers ou commencer de petites productions». Hervé Guerrier se dit « optimiste car la coopérative nous aide et il faut savoir saisir les opportunités ». « Nous avons de bons rapports avec l’aval. Et nous sommes d’autant plus crédible qu’EMC2 a mis les moyens pour développer des ateliers d’engraissement » conclut Raphaël Bonnault. Tous les acteurs de la filière sont « moteurs » pour développer encore plus cette activité d’engraissement, déjà en pleine évolution. La réalité a dépassé le mythe !

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